" Au bout de quinze ans de chômage, on devrait avoir droit à une retraite de chômeur. " wolinski
L'oeil de Paul se penche à nouveau sur notre société ... La retraite , le sujet qui va revenir en force puisque ça y est les bleus sont presque sur le chemin du retour. Je vous laisse prendre connaissance de ces mots ....
" Je ne pense pas être un « passéiste »… au contraire je crois fort en l’avenir et la jeunesse… Cependant, je pense qu’on ne peut réfléchir à l’avenir sans se pencher sur le passé ou plutôt l’Histoire dont on dit, n’est-ce pas, qu’elle est un éternel recommencement… Et donc tirer les leçons de l’histoire… pour ne pas recommencer les mêmes erreurs, pour aussi savoir ce que l’on doit aux « anciens »… Je sais bien que l’expérience n’est valable que lorsqu’on l’a vécue mais… si on peut éviter de tout refaire à chaque fois, c’est autant de temps gagné…
Pourquoi cette introduction ? C’est une réflexion de Nicolas Sarkozy à propos des retraites qui m’a fait penser cela … Il a dit (de mémoire) « Si Mitterrand n’avait pas fait passer la retraite à 60 ans, on aurait moins de problème actuellement » ! Ah la belle réflexion que voilà et que l’humaniste que je suis ne peut laisser passer sans réagir ! Cette réflexion est tout aussi juste que de dire « si en 1936 on n’avait fait voter des lois pour le temps de travail, pour les congés payés… on serait moins embêtés maintenant ! »…
Je viens de lire un article sur la retraite à 62 ans et ses « petits détails » (c’est ce que j’aime…) Au sujet de la pénibilité et de la possibilité de s’arrêter à 60 ans quand on a un travail pénible… nos élus disent : lorsqu’un travailleur aura une invalidité reconnue de 20%, il pourra prendre sa retraite à 60 ans !! Quelle avancée sociale !! Nous voilà revenus au XVIIIe siècle : tant que tu n’as pas un bras ou une jambe en moins, il faut bosser !! Zola doit se retourner dans sa tombe !
De mon côté quand j’entends de tels propos rétrogrades je ne peux m’empêcher de penser à tous ces ouvriers, ces syndiqués qui se sont battus, qui ont parfois laissé leur peau pour que leurs enfants aient une vie meilleure… Quel avenir fabriquons-nous pour nos enfants ? Quelle société voulons-nous leur léguer ?
Jusque ces dernières années, j’étais persuadé que dans un pays « civilisé » comme le nôtre l’évolution normale était une amélioration des conditions de vie … plus de respect de la vie privée de l’Homme, plus de temps pour Soi, moins de fatigue au travail… Ce n’est pas être utopiste que de penser que la Vie ce n’est pas se crever au boulot pour essayer de vivre (ou survivre ?)… On revient un peu aux propos que j’avais tenus dans ces lignes la dernière fois : Travailler pour avoir plus ou pour vivre mieux ?
J’ai vraiment l’impression que, en France, en 2010 notre société est en train de balayer toutes ces luttes, toutes ces avancées sociales durement acquises… Il est de notre devoir de ne pas laisser faire cela… Le travail n’est pas une fin en soi, c’est un moyen, rien d’autre. Je finirais par une petite pensée que j’aime à dire : « je travaille pour gagner ma vie… pas pour la perdre ! » "